mardi 7 août 2007
Tic-tac tic-tac
J-8...
Nous sommes à Sao Luis, superbe petite ville du nordeste, avec un centre historique plein de charme et d'azulejos bleus, verts, jaunes... et de restaus pas mal du tout... La ville était un peu morte quand nous sommes arrivés dimanche matin, après une dernière nuit dans le bus (pour ma part), mais aujourd'hui les gens sont de sortie. Ouf, on se demandait où ils étaient tous passés!
On part tout à l'heure au Parque dos Lençois passer les derniers jours ensemble au milieu des dunes et des lagunes; ça promet d'être calme, l'accès aux véhicules motorisés est très restreint... :)
Voili-voilou, je pense que ce sera mon dernier message avant mon retour. Si vous êtes sages vous aurez des images dans une semaine ou deux: Buenos Aires, l'Amazonie, Sao Luis... Pour l'instant j'ai pas trop le temps, ni l'envie non plus, de faire le tri, de transférer sur un ordi, etc etc... Je préfère profiter du temps qui me reste avec Romain, na.
mardi 31 juillet 2007
Amazonie
Coucou, je n'écris que quelques lignes pour dire qu'on revient d'une semaine en Amazonie, dont 3 jours sur le bateau qui relie Manaus à Belem (ouvrez vos atlas). C'était génial, bien évidement, et maintenant on va sur l'ile du Marajó pas loin d'ici, pour 3 ou 4 jours. Voilà, c'était juste pour vous dire qu'on a survécu aux anacondas, mygales et autres bébêtes sympathiques qui ont croisé notre route. Il fait beau et trèèès chaud, c'est assez étouffant, on est en sueur toute la journée, on n'est pas habitués à ça dans le sud! Mais on découvre une autre partie du Brésil qui nous était jusqu'alors inconnue, beaucoup moins occidentalisée et industrialisée que le sud; un autre rythme de vie, d'autres habitudes... Ça fait du bien de temps en temps...
Plus que 15 jours, j'ai l'impression que le temps passe encore plus vite maintenant que le retour approche... c'est dans ma tête ;)
A bientôt donc.
samedi 21 juillet 2007
Entre deux avions
- On a passé quelques jours à Buenos Aires - stop - C'était trop bien - stop - Ville superbe, architecture très européenne - stop - Comme dit Romain "Avec ton manque d'europe en ce moment tu dois adorer" - stop - En effet j'ai adoré - stop - Arbres sans feuilles et maisons chauffées en plein hiver ça fait plaisir - stop - Et les pâtisseries, mmmmmmmmh - stop - Suis tombée amoureuse - stop - Vais y rester un an de plus - stop - Du moins j'aimerai bien - stop - Départ demain matin pour Manaus - stop - Pas le temps de m'éterniser - stop - Je vous tiens au courant si je me fais dévorer par un anaconda en Amazonie - stop - Bisous tout le monde, on se revoit en France - stop -
mercredi 2 mai 2007
Petit tour à la capitale
Ce week-end, comme c'était férié mardi pour le 1er Mai, on en a profité pour aller à Brasilia, où on était invités Romain et moi chez João, un pote de Romain. Une super occaz' de découvrir cette ville qui est pratiquement un mythe, du moins au niveau architectural, et par conséquent, au niveau urbain aussi.
>Vue de Brasilia, de la Tour des Télécommunications
(mardi 1er Mai, une grande foire était installée en bas de la tour)





>Le musée "oeuf" créé par Oscar Niemeyer



C'était vraiment super, et j'ai beaucoup aimé la ville (j'en suis la première surprise) même si je ne pourrais pas y vivre. Elle est très grande et très étendue, mais au contraire de Sao Paulo, les espaces sont trèèèès laaaaarges, tout paraît être super organisé (et doit l'être très certainement), c'est propre... vraiment le contraire quoi! Mais le revers de la médaille ce sont les distances interminables qui séparent les lieux, et c'est là qu'on réalise que c'est une ville véritablement dédiée à l'automobile! Impossible de vivre sans, vu que tout est loin. Tout est divisé, organisé, séparé, centralisé en quartiers où on va trouver ici la nourriture, ici les hopitaux, ici les loisirs...
Le fait d'être avec João, qui connaissait la ville et avait une voiture, nous a permis d'apprécier l'endroit plus qu'on ne l'aurait fait sans un "guide" et sans moyen de locomotion je pense. Il nous a fait la visite guidée des monuments importants, sachant que la plupart le sont, étant donné que la ville est classée au patrimoine mondial. (enfin je crois!)
Lundi, escapade dans les environs de Brasilia... On est allés à Poço Azul (le puit bleu), un coin super joli et un peu perdu, avec des petits rios et des cascades... super agréable avec la chaleur qu'il faisait!
mercredi 11 avril 2007
Semaine de Pâques
La semaine dernière, c'était les vacances... J'en ai profité pour aller voir les fameuses chutes d'Iguaçu (plus grandes et impressionnantes que celles du Niagara pataît-il!) qui se trouvent dans le sud-ouest du Brésil, à la frontière entre le Brésil, le Paraguay et l'Argentine.
Pas de photos, mais quelques croquis...
En fait ce qui m'a le plus marquée là-bas, ce sont les papillons! Tout plein de papillons qui volent dans tous les sens, qui se posent sur tout le monde, c'est très féérique! Je me suis retrouvée "Dame aux papillons" tant il y en avait sur mes bras, mon sac, dans mes cheveux aussi...! Bon, une fois que vous saurez pourquoi ils se collent à tout le monde... en fait ils se posent sur nous pour notre sueur qu'ils aprécient particulièrement. La mienne devait être vraiment délicieuse, car j'ai passé la journée couverte de papillons!
Foz do Iguaçu, ce furent aussi des rencontres (car j'étais seule, Romain étant parti camper): Vincent et Anne-Laure, globe-trotters en fin de parcours après quelques mois en Amérique du Sud; Aurélie et Boris, en Argentine pour quelques semaines; et 4 françaises en échange du côté de Salvador qui profitaient des vacances pour découvrir le pays. Voyager seule ça peut être relou, surtout au Brésil où j'ai la sensation d'être "une petite française à draguer" en permanence, mais ça peut être sympa aussi, merci aux personnes citées ci-dessus pour les moments vraiment sympas passés ensemble.
Ensuite j'ai tenté une escapade à Curitiba, plus à l'est, mais arrivée là-bas... il faisait pas beau, tout était fermé à cause du jour férié, et j'avais envie de voir la mer. Alors j'ai continué jusqu'à Paranagua, où j'ai passé un vendredi saint très calme et pluvieux, pour finir la journée avec une procession haute en couleur: reconstitution de la vie de Jésus à travers la ville, avec tout le tralala (chemin de croix, crucifiction, etc). C'est pile à ce moment que j'ai eu des nouvelles de Romain, m'apprenant qu'il était parti camper à Ilha do Mel... tout près de Paranagua! Hop, le lendemain matin je prennais un bateau pour le rejoindre, et passer une fin de week-end tranquilou dans un hamac (il faisait toujours pas beau). Evidement, le soleil est apparu dimanche dans l'après-midi, juste avant qu'on reparte pour Sao Paulo...
mardi 20 mars 2007
Quelques panoramix
Voilà, on s'est bien amusés avec mon appareil photo pendant les vacances, alors je vous fais profiter du résultat maintenant qu'on a trouvé le logiciel qui fait les assemblages tout seul!
Là c'est Tihuanaco
Toujours Tihuanaco
Un zouli coucher de soleil sur le désert de sel d'Uyuni
L'Isla del Pescado (l'île du poisson) au milieu du désert d'Uyuni
L'Isla del Pescado toujours, en haut cette fois-ci
Une lagune dont j'ai oublié le nom, mais qui est quand même vachement irréelle
Une autre lagune dont j'ai oublié le nom, assez irréelle aussi
Vue de très loin de la laguna colorada, qui, de près, est toute rouge
Et là c'est la laguna verde, qui se prend un peu pour un lagon Polynésien!
mercredi 28 février 2007
Enfin, la suite!!
Voici enfin la suite, et fin, de notre voyage en Bolivie!
Bon, la dernière fois, on était resté à l'arrivée à Uyuni... Alors voilà, arrivés à Uyuni, on a pris une petite journée pour se remettre de nos 30 000 km de bus. (j'exagère à peine sur le nombre de kilomètres!)
En fait on est allés à Uyuni pour faire un grand tour en 4x4 (oui je sais c'est très polluant) dans la région et voir plein de beaux paysages. On est partis avec un Chinois, un couple de vieux Autrichiens, une Russe qui vit aux E-U depuis plusieurs années, et puis un guide-chauffeur et une cuisinière. Pas du tout le road-trip à l'arrache, plutôt un tour style "nouvelles frontières" (bon je sais pas comment c'est nouvelles frontières mais j'imagine). Le premier jour on a attaqué tranquilou: départ à 10h (comprenez 11h), on fait tous connaissance dans le 4x4 petit à petit. Les espaces réduits ça facilite les rencontres. Prénom, nationalité, profession, depuis combien de temps voyagez-vous dans le pays, vous venez juste d'arriver, par où êtes-vous passé, nous on a fait ça, c'est bien, ah nous on est allés là il faut y aller, c'est très joli. Puis, on se retrouve vite à cours de choses à dire, et aussi on se plonge dans nos réflexions perso face au paysage assez irréel du Salar de Uyuni...
C'est tout blanc.
En fait, imaginez un paysage divisé en deux: en haut c'est bleu, en bas c'est blanc (et très lumineux aussi). On roule un bout de temps sur cette immense étendue de sel (moi: mais on va le salir le sel à rouler dessus, c'est dégoûtant!), puis on arrive à l'isla del pescado (il paraît que vue sous un certain angle elle a la forme d'un poisson). Ca fait une petite colline rocailleuse au milieu de tout ce blanc, hérissée de cactus gigantesques. Le 4x4 se gare à côté d'une dizaine de ses semblables, on a 30 mn pour faire un tour et après on déjeûne nous dit notre guide. Bon. On se met en route.
On s'émerveille tous sur la hauteur des cactus, sur le paysage qui est vraiment incroyable, et on continue de faire connaissance avec nos compagnons de voyage. On retourne tranquillement au 4x4 pour le déjeûner, chaque groupe de touriste prend bien soin de ne pas se mélanger avec les autres, on ne sait jamais! Puis on reprend la route.
Au bout de pas longtemps, notre guide détecte un bruit bizarre du côté de la roue avant droite; on s'arrête. S'arrêter en plein milieu d'un désert de sel à 14h, c'est pas ce qu'on fait de mieux: il fait super chaud, et la luminosité nous brûle les pupilles! Peu de temps après un autre 4x4 arrive et s'arrête pour nous aider. Finalement, après avoir opéré le roulement à billes, on repart. On quitte le Salar et sa blancheur pour continuer sur une piste dans les montagnes. Au bout de quelques kilomètres, je suis persuadée que notre chauffeur fait exprès de choisir les voies les plus mauvaises.
A vrai dire je ne me souviens plus exactement de ce qu'on a fait après... Romain pense qu'on s'est probablement arrêtés à un endroit où d'immenses coulées de laves ont laissé des couloirs de roches ondulants, aux formes très seventies, mais peut-être qu'on a tracé jusqu'au village où on allait passer la nuit... Bref, les souvenirs s'entremêlent, je n'arrive plus à mettre de l'ordre.
Le soir, nous avons dormi dans un petit village où la seconde source de revenus semble être l'élevage de lamas, après celui des touristes. Comme on est arrivés tôt et qu'il faisait encore jour, tout le monde s'est dispersé pour aller faire le tour des environs. On était pas encore prêts à des contacts plus poussés. En se baladant, on a trouvé des pierres formées de coraux fossilisés, ça faisait un peu commes des roses des sables mais en plus délicat. Le soir, rien de particulier... on a continué le processus de socialisation autour du repas, mais ça n'a pas duré bien longtemps car on repartait tôt le lendemain, et en plus la lumière s'arrêterait à 21h.
Le lendemain, avant de monter dans le 4x4, j'arrive à négocier une place à l'avant - enfin derrière le conducteur et la cuisinière - car la veille j'ai cru que j'allais perdre mes jambes à rester pliée au fond du véhicule. On s'arrête à quelques lagunes colorées par des minéraux, où les flamants roses vivent en groupes - ce qui me permet d'en dessiner quelques-uns à mon grand plaisir -, on trace encore pas mal en voiture dans des paysages toujours aussi fantastiques, avec une bande-son atroce: personne n'a de CDs ou de lecteur MP3 (c'est pas vraiment le genre de truc qu'on emmène pour un voyage comme ça...) mais notre cuisinière a apporté ses CDs, qui sont tous plus inaudibles les uns que les autres! Non, décidement, je ne supporte pas la musique Bolivienne. Dans l'après-midi nous nous arrêtons à l'arbre de pierre (mais si vous l'avez forcément vu en photo quelque part! sinon, vous pourrez le voir dans l'album Bolivie-Pérou) qui est assez impressionant, mais le site entier vaut le coup d'oeil! On se demande ce qui s'est passé géologiquement dans le coin, entre les blocs de pierre qui tiennent en équilibre sur 2 cailloux et demi et les immenses roches coupées en 2 par des failles absolument rectilignes, géométriques... Mais notre guide ne nous en dira pas plus, nous sommes à l'arbre de pierre, on a une vingtaine de minutes pour prendre des photos et se dégourdir les jambes, c'est tout.
Le soir nous dormons dans une sorte de refuge perdu au milieu du désert... avec une dizaine d'autres touristes très animés.
Rebelotte, la lumière ne dure pas et tout le monde au lit à 21h, pour se lever le lendemain à... 4h, argh!
Tout ça pour sauter direct dans le 4x4 et aller voir un geiser.
Bon d'accord, comme me l'a fait remarquer Romain, je ne verrai pas souvent de geiser dans ma vie.
Mais bon, à 5h du mat, sans même avoir avalé un thé et avoir roulé pedant une heure à peine réveillée (ce qui ne m'a pas vraiment mise de bonne humeur), un geiser, aussi impressionnant qu'il soit, ne m'émeut pas plus que ça. D'ailleurs Yanina - la sympathique Russe qui nous accompagnait - était du même avis que moi. On s'est toutes les deux demandé ce qu'on faisait là pendant que les autres prenaient un million de photos, et on est allés se réfugier dans la voiture sous un duvet, en attendant de repartir. Oui, bon, on se les pelait et en plus ça faisait un boucan du diable ce geiser.
Après on est allés voir un volcan en "activité", enfin plutôt de la boue en ébullition, c'était rigolo ça faisait "bloup bloup bloubloup", y'avait plein de vapeur partout et ça sentait les oeufs pourris (le souffre quoi). Là j'ai fait un effort: j'ai fait le tour des crevasses pleines de boue à la recherche d'un bout de lave; mais y'en avait pas, pff.
Ensuite on a continué la route jusqu'à un lac au bord duquel nous nous sommes arrêtés pour petit-déjeûner, et où il y avait des sources chaudes... Youpi, le bain du jour! En fait non, on avait tous oublié de sortir les maillots de nos sacs, qui étaient prisonniers sur le toit du 4x4, ouiiin! L'ultime chance de me mettre de bonne humeur s'était envolée. Je me suis quand même trempé les pieds dans l'eau histoire de tromper le froid, ce qui a relativement marché.
Après ce petit intermède, on a repris la route pour retourner à Uyuni, ce qui nous a valu plusieurs heures - affreuses - de trajet pendant lesquelles j'ai cru que j'allais perdre l'usage de mes jambes.
Et le soir nous prenions le train pour Oruro. Première nuit confortable depuis... bon depuis 2 jours finalement, mais n'empêche ça faisait du bien! Le matin on s'est réveillés peu après le lever du soleil, pour découvrir qu'on avançait au milieu d'une immense lagune! Comme dans le voyage de Chiiro!! C'était trop beau, toute cette eau, plein d'oiseaux dessus... On a vu un envol de flamants roses c'était trop joli.
On est arrivés à Oruro, on a pris un bus, et on a tracé jusqu'à Cochabamba pour passer les derniers jours du voyage chez mes copains Nantais tout fraichement installés là-bas pour y passer un an. Trop de bonheur de les retrouver!! On a passés quelques jours très frenchies là-bas, à se faire des bonnes bouffes et à boire des coups en refaisant le monde (des fois).
Et puis voilà, on est rentrés.
mardi 27 février 2007
Tout va bien Maman!!
Petit clin d'oeil, en référence à une navigatrice française dont j'ai oublié le nom...
Après plusieurs menaces, coups de fils anonymes et lettres écrites avec des bouts de journaux, je me suis résignée à mettre à jour ce blog, sous peine de ne plus pouvoir dormir sur mes deux oreilles. (et ça demande de la souplesse, c'est moi qui vous le dit!) Bon, je sais de qui viennent les menaces, mais par charité chrétienne je ne nommerai pas l'auteur sur ce blog.
Je dirai juste que ce post lui est dédié... ;)
A vrai dire ça fait plus d'une semaine que nous sommes rentrés à Sao Paulo, Romain et moi, mais... j'avais franchement la flemme d'écrire quoi que ce soit!
Je vais donc reprendre là où j'avais laissé ce blog, en essayant de vous retranscrire au mieux nos aventures passionnantes!
La dernière fois que j'ai écris, nous étions à Aguas Calientes, et nous nous aprêtions à découvrir le -très célèbre- Machu Picchu.
>>>MACHU PICCHU<<<
Nous sommes montés sur la montagne sacrée de bon matin -6h très exactement, je n'étais pas "exactement" réveillée encore...- avec le petit car de tourisme qui fait régulièrement la liaison. Peinant bien assez pour monter 10 marches, il était hors de question que je me paye l'ascension à pied par l'escalier de pierre qu'ont construit les Incas voilà plusieurs centaines d'années! Néanmoins, on a rencontré des gens qui l'avaient fait! Et ça n'a pas eu l'air facile du tout... Je leur tire mon chapeau.
A 6h30, donc, nous étions à l'entrée du site. Rapide description: à ma gauche, un restau 15 étoiles qui fait aussi hôtel; en face, une boutique de vêtements et accessoires en Alpaca, une sorte de lama au poil très doux, et donc très coûteux; à côté, des toilettes payantes où on a droit à quelques feuilles de PQ; puis un snack au bord du ravin où on pouvait trouver à manger pour un prix qui fait grincer des dents bien fort; et tout plein de touristes qui attendaient leurs guides dans la fraîcheur matinale. Les guides sont arrivés petit à petit, ont fait l'appel, vérifiant bien que chaque représentant des pays occidentaux était présent, ont séparés les groupes selon les langues -espagnol ou anglais- et puis on s'est mis en route.
On a grimpé un bout de montagne qui nous a mené à une terrasse d'où le point de vue d'ensemble était assez sympa. Mais ça n'a pas duré bien longtemps...
Les nuages étaient nombreux, et l'un d'eux n'a pas tardé à nous envelopper, nous noyant dans une purée de pois qui nous empêchait de voir à 15 mètres. Dommage pour les superbes photos qu'on rêvait tous de faire! Le guide a commencé son speech en expliquant bien qu'on ne savait ABSOLUMENT rien sur ce site, faute d'indices laissés par les Incas. J'ai commencé à avoir la vague impression qu'on s'était fait arnaquer! Néanmoins, notre guide nous a promis de nous dire TOUT ce qu'il savait, c'est-à-dire pas grand-chose finalement. Je n'étais pas fan de l'ambiance Club Med, et notre GO me semblait assez peu crédible... je me suis donc éloignée d'emblée du groupe pour aller moutonner dans mon coin, profitter du paysage et me perdre dans mes pensées. En gros, il était à peu près 7h du mat, je n'étais pas encore assez réveillée et il valait mieux que je reste seule plutôt que de faire profitter 20 touristes de ma bougonnerie chronique dès que je suis debout avant 9h (et encore!).
Romain me relattait les infos intéressantes de temps en temps, pendant que je croquais quelques touristes (au sens figuré du terme!), ainsi qu'un ou deux lamas par-ci par-là. Le site était vraiment incroyable. J'essayais d'imaginer la vie qu'il pouvait y avoir, ce que faisait la population avant l'invasion espagnole... mais c'était pas facile! L'architecture m'a beaucoup impressionnée: les pierres parfaitement imbriquées les unes dans les autres, taillées au millimètre près, et qui parfois avaient des formes assez loufoques -c'est vrai ça, pourquoi ils ne faisaient pas de bêtes cubes, ou des pavés?- étaient de vraies prouesses de construction! Leur méthode d'agriculture était intéressante aussi: irrigation parfaitement maîtrisée et cultures expérimentales en terrasses (de bas en haut les conditions climatiques diffèrent).
A la fin de la visite, nous sommes allés nous restaurer, puis nous sommes retournés sur le site pour profitter une ultime fois du paysage, vraiment grandiose. Nous avons pu prendre des photos (presque) sans nuages avec de sympathiques Québequois -ce sont eux qui ont monté le Machu Picchu à pied- puis nous sommes redescendus à Aguas Calientes pour prendre le train jusqu'à Ollantaytambo, où nous avons passé la nuit.
>>>>OLLANTAYTAMBO<<<<
En arrivant, nous avons combiné avec le type de la petite "agence de tourisme" du village une balade à cheval, jusqu'à un village "indigène" pour le lendemain. Peut-être allions-nous voir de "vrais gens"? Ou des descendants d'Incas? Notre curiosité était palpable, mais ce qui nous a surtout motivé était le fait de voir autre chose que des ruines! On fini par se lasser à force...! Et puis surtout, surtout, on avait très envie de monter à cheval! Le but de la balade importait peu finalement!
Le lendemain, nous sommes partis avec un guide sur nos petits chevaux qui n'en faisaient qu'à leur tête. Soi-disant habitués aux touristes qui montent peu, ils étaient très caractériels et n'obéissaient que quand ça leur chantait. Le mien s'acharnait à marcher tout près du bord de la route, tout près des arbres, et je me prennais les branches tandis que lui passait en-dessous. Le cheval de Romain, lui, paraissait assez faible: il a failli s'écrouler lorsqu'il est monté dessus la première fois, et rebelotte lorsqu'il en est descendu! En cours de route, au début de la balade, on a eu l'impression qu'on prennait une autre route que celle indiquée la veille par le type de "l'agence". On a demandé au guide où il nous emmenait, et en effet, on prennait une autre route! Le chemin pour aller jusqu'au village n'était pas praticable à cause des pluies, et donc il nous conduisait... voir des ruines! Bon, peu importe, ça nous faisait marrer de monter à cheval et c'était le principal. Qui plus est, le paysage était, une fois de plus, splendide. A la fin de la journée on était contents, mais qu'est-ce qu'on avait mal aux cuisses et aux fesses!! Heureusement pour nous et nos anatomies, la route qui mennait à Pissac était incroyablement plate, sans aucun nid-de-poule, bosses, et autres choses qui rendent un voyage désagréable! On comptait passer la nuit à Pissac et visiter les ruines du coin, qui, d'après les ouïes-dire, valaient vraiment le coup, mais... trop de ruines tuent les ruines! Et en plus on avait trop mal partout. Finalement on a pris un bus pour Cusco, puis une fois là un autre bus pour La Paz, dans le but d'y être le lendemain en fin de matinée (d'après les dires du vendeur de tickets).
>>>>ON THE ROAD AGAIN<<<<
Evidemment, je pourrais presque dire comme prévu, nous ne sommes pas arrivés à La Paz au bout des 13h initiallement convenues.
Ni avec le bus hyper-confortable-top-génial promis par le type de la gare routière. En fait, le bus en question nous a bien emmenés jusqu'à Puño, près de la frontière Bolivienne. Là, il a fallu changer de bus. Nous avons attendu 3h au lieu de la demi-heure annoncée, en compagnie de Brésiliens qui étaient dans le même bus que nous. Il était assez tôt, on a petit-déjeûné dans un café de la gare routière au son des "AREQUIPA-AREQUIPA-AREQUIPA-AREQUIIIIIIIPAAAAAAA!!" et autres "CUSCOCUSCOCUSCO-CUUUUUUUUUUUUSCOOOOOO!!" hurlés par les employés des compagnies de bus (c'est leur technique de racollage de clients quand ils leur manque des passagers, le tout d'une voix trètrès aigüe). On a pas pu s'empêcher de se moquer d'eux, et les Brésiliens y allaient de bon coeur! Enfin nous sommes partis de Puño pour Copacabana dans un bus "scolaire", de l'autre côté de la frontière, où nous avons changé une nouvelle fois de bus. Au bout du compte, on est arrivés à La Paz vers 17h30, pile à temps pour prendre un autre bus jusqu'à Oruro, qui nous rapprochait un peu d'Uyuni, le but de notre périple.
>>>>ORURO, POTOSI, ETC, ETC...<<<<
Exténués par plus ou moins 25h de bus (plutôt plus que moins), on s'est posés à Oruro pour la nuit. On a cherché désespéremment un restau ouvert, en ce dimanche 04 février, où la ville entière faisait les préparatifs du carnaval, et notament les répétitions des défilés. C'est tout de même le carnaval réputé le plus grandiose de Bolivie! Du coup, la moitié de la ville était complètement bourrée à 22h, et il ne restait qu'une sorte de fast-food ouvert, où on a pu manger "grassement". Quelques danseurs, en habit de fête, chemises colorées et bottes à grelots, vennaient s'y soulager régulièrement de quelques litres d'alcool; l'un d'eux plus alcoolisé que les autres visiblement, car il a réussi à louper l'une des deux marches qui mennaient aux toilettes, s'est vautré de tout son long à côté de nous, puis et venu nous faire la causette dans un anglais pas trop mauvais vu son état, tout en arrosant nos assiettes de postillons. Bon appétit!
Le lendemain, nous avons pris un bus pour Potosi. Le surlendemain nous étions de nouveau sur la route pour aller à Uyuni.
En fait de route, c'était plutôt une piste qui nous avons empruntée pendant 7h de trajet! Nous avons eu beaucoup de chance de ne pas faire partie des touristes qui avaient réservé et acheté leurs places à Sucre et dont les billets n'étaient pas valables, ou tout simplement de faire partie des gens qui n'avaient pas de place à cause du surbooking (39 places avaient été vendues alors qu'il n'y avait que 37 sièges dans le bus). Néanmoins, poussière, chaleur et amortisseurs douteux -voire absents- associés au mauvais état de la route, pardon, de la piste, m'ont rendu ce trajet quasi-insupportable.
Heureusement que les paysages étaient beaux! Collines toutes sèches parsemées de broussaille, dunes aux motifs de vaguelettes dessinées par le vent, grandes étendues désertiques où les lamas et les vigognes broutent des herbes sèches, petits ruisseaux d'eau limpide qui forment de larges trainées de verdure au milieu de tout cet ocre-jaune, grands oueds traversés à sec...
La première pause du bus-pour remplir le réservoir d'eau de refroidissement- s'est faite au bord d'un ruisseau à l'eau cristalline, bordé d'herbe verte et grasse.
Un énorme 4x4 rouge garé en plein dans le ruisseau faisait voler en éclat cette belle image bucolique d'eau pure et de verdure au milieu du désert...
Au bout d'un temps qui m'a paru sans fin, nous sommes arrivés à Uyuni...
Et je vous raconterai la suite plus tard, car il se fait tard et je dois me lever tôt demain (avant 7h, donc je vous laisse imaginer le résultat...).
mercredi 31 janvier 2007
Impressions de voyage
Nous voici à Aguas Calientes, la petite ville qui se trouve non loin du Machu Picchu...
Je vais néanmoins vous raconter ce qu'on a fait avant d'arriver là!
Nous sommes partis d'Arequipa le 26/01, après quelques jours très reposants dans cette jolie ville pleine de Français (allez savoir pourquoi il y en a 10 fois plus qu'ailleurs). Nous avons fait le voyage de nuit jusqu'à Chivay, le village qui se trouve en amont du canyon du Colca; assez dur physiquement et pas du tout reposant, entre la route toute cabossée et le bus qui nous faisait voguer de babord à tribord! Heureusement, à Chivay, il y a de délicieuses sources d'eaux chaudes dont ils ont fait des piscines, et on a pu s'y délasser toute la matinée après notre arrivée.
Malheureusement, la rando de 3 jours qui était prévue s'est transformée en balade d'un après-midi grâce à moi -et à mes super chaussures qui me vont pas si bien que ça- car dès le premier jour je me suis retrouvée avec 3 ampoules sur chaque pied: pas évident de marcher dans ces conditions, surtout que, à la base, je suis pas une grande marcheuse!!
On a donc fait... 7km, de Chivay à Yanque, au lieu du canyon entier! Nous avons passé la nuit dans une petite auberge de Yanque, tenue par une famille Péruvienne super sympa. Le "doño", Natalio, nous a fait une petite visite de son jardin aux multiples plantes et fleurs médicinales, puis nous a emmenés aux piscines thermales du coin, moins grandes que celles du matin, mais tellement agréables! Le soir nous avons dégusté des plats maisons auprès d'un feu de cheminée fort bienvenu, pendant que Natalio jouait des morceaux populaires à la guitare. Très folklorique, mais franchement... trop bien! On y serait restés des jours! Le lendemain, après un pique-nique au fond du canyon, nous avons pris le bus jusqu'à Cabanaconde, qui était normalement la dernière étape du trip, où nous avons passé la nuit. Rien à dire sur cette ville, qui a nettement moins de charme que Yanque. On s'est levés tôt le jour suivant pour aller admirer les condors voler sur la route du retour, et à notre grande satisfaction, on en a vu! C'était fascinant et impressionant de les voir planer à quelques mètres au-dessus de nos têtes, gracieux et majestueux... C'est tout de même le plus grand oiseau (volant) du monde: il peut faire jusqu'à 3 mètres d'envergure!
Ensuite nous sommes passés par Arequipa pour récupérer nos sacs, laissés á l'hotel, et nous avons filé vers Cusco.
J'ai été très agréablement surprise par cette ville qui est trés jolie, du moins le vieux centre. Mélange d'architecture Inca et coloniale, murs blancs, balcons colorés et toits de briques, c'est un vrai plaisir de se promener dans ses rues pavées, parfois trop étroites pour laisser passer des véhicules. De nombreuses constructions sont bâties sur d'anciens murs incas, ou sur des restes, ce qui permet d'admirer dans toute la ville le génie de leurs architectes: pierres emboîtées les unes aux autres, sans un interstice, pas moyen de passer un cheveu entre deux blocs, et le tout sans joint! La ville est bourrée de touristes, de restos pour touristes, d'agences de voyages pour faire le tour de la Vallée Sacrée, de cyber-cafés, de salons de massages (!), mais ça ne l'empêche pas d'être sympa tout de même.
Hier, on a visité un vieux monastère, construit par les Espagnols sur un temple Inca et dont ils ont conservé certaines fondations, ce qui donne un mélange très intéressant! On a ensuite visité un petit musée consacré à la culture andine; ce n'était pas le premier, mais on est tombés sur un guide hyper-intéressant et cultivé, vraiment au courant de ce qu'il racontait, du coup les vases, les céramiques et les restes d'ossements furent beaucoup plus passionnants que d'habitude!
Et ce matin on s'est levés non sans mal à 5h pour prendre le train de Cusco qui mène à Aguas Calientes... Gros changement dans l'environnement: c'est beaucoup plus bas que la plupart des endroits où nous sommes allés jusqu'alors, du coup la température s'en ressent, et la végétation est dense, c'est un peu la jungle... Contrairement à Cusco qui a beau être super touristique mais jolie quand même, Aguas Calientes est tout aussi bourée de touristes et de ce qui va avec mais n'a vraiment aucun charme, on se demande si cette ville a une âme. C'est malheureux de voir les résultats du tourisme de masse, mais c'est aussi un vrai casse-tête d'essayer de réfléchir à une façon de voyager qui ne déformerait pas tout. Rester cloîtré chez soi et préserver ainsi certains endroits, ou découvrir le monde avec les conséquences quasi-inévitables que l'on connait...?
Ça na va pas nous empêcher d'aller voir le Machu Picchu demain; puis on va enchainer sur la Vallée Sacrée dans les prochains jours.
Bilan de ces presque 3 semaines:
Un nombre incalculable de ruines, de poteries cassées, de vases en céramique -reproductions ou non-, de crânes déformés, etc, admirés dans des musées ou à l'extérieur.
Un budget miraculeusement sauvegardé, malgré les dizaines d'attrapes-touristes qui nous tendaient leurs pièges: ponchos et bonnets en poils de lama, céramiques super jolies qui feraient tellement bien dans le vaisselier de maman, bibelots en tous genres... Tout plein de conneries qui remplissent les sacs aussi rapidement qu'elles vident les portes-monnaie! D'ailleurs à ce niveau Romain a été pire que moi!
On a toujours pas utilisé la tente, qu'on avait emmenée avec la sincère intention de camper! Je crois qu'on avait un petit peu oublié qu'on serait à plus de 3000m pendant pratiquement un mois...
Bonne nouvelle: notre Portugnol s'améliore à vue d'oeil! Je sens que je vais rentrer à Sao Paulo avec un accent à couper au couteau!
J'en suis à 7 bosses réparties un peu partout sur ma tête; évidemment, voyager dans un pays où la taille moyenne est de 20cm inférieure à la mienne, ça aide pas... La dernière en date, c'était dans le bus Arequipa-Chivay; je revenais des toilettes et j'étais occupée à n'écraser personne dans le couloir qui était tout noir, et je me suis pris une télévision en pleine face (oui car il y a des télévisions dans la plupart des cars en Amérique du sud), ça a réveillé la moitié du bus... Maman, toi qui trouvait mon crâne si parfait lorsque je l'ai rasé, je ne sais pas si je vais pouvoir réitérer l'expérience...
Pour les photos, comme à chaque fois que je tente d'en mettre sur mes courriers il y a un truc qui merdouille au dernier moment, j'ai décidé de faire un album photo. Je sais pas comment je vais l'appeler, mais bon, vous le trouverez facilement je pense.
mercredi 24 janvier 2007
De la Bolivie au Pérou il n'y a qu'un pas
Bonjour a tous!
Tout d'abord, vous m'excuserez si certains accents manquent a l'appel, mais ici les claviers ne sont pas toujours obéissants...
Voici donc la suite de notre périple!
Comme vous pouvez le constater par le fait de lire cette page, nous ne nous sommes pas encore fait tuer pour 3 pesos (d'ailleurs en Bolivie c'est le bolivianos et au Pérou c'est les soles...) et aucun des bus qu'on a pris n'a fini dans un ravin, ouf!
Donc oui, maman(s), nous allons bien!! A part quelques petits désagréments intestinaux caractéristiques de ce genre de voyage -et dont je vous passerai les détails- tout va pour le mieux.
Quand on était a La Paz, on en a profité pour aller a Tihuanaco(17/01), site archéologique assez bien conservé ou on a pu se faire une idée de ce qu'était cette civilisation avant l'invasion espagnole... Apres ces quelques jours a La Paz, nous sommes allés a Copacabana(18/01), petite ville sympa au bord du lac Titikaka. On en a profité pour faire un saut et de bonnes randos sur l'Ile du Soleil, ou l'on peut voir des ruines, un labyrinthe, des monticules sacrés de pierres, des petites filles et leur lama... J'en ai vraiment chié niveau oxygene, car a 4000m il y en a peu, mais j'ai tenu! Et ca vallait vraiment la peine car les paysages étaient tout simplement magnifiques!
Nous sommes ensuite partis le 22 pour Puno, aussi au bord du lac Titikaka mais coté péruvien cette fois, ou nous pensions passer quelques jours et visiter le coin... mais la ville était tellement moche qu'on est repartis le lendemain! Nous voici donc maintenant a Arequipa, qui au contraire de Puno est une ville super jolie, avec de vieux batiments, des cathédrales impressionnantes, un vieux monastere... On est arrivés hier et on pensait repartir aujourd'hui pour aller descendre un canyon non loin d'ici, mais finalement on s'est laissés charmer par la ville et on est restés un jour de plus, histoire de profiter des monuments et de quelques restos parmis les dizaines de petits cafés, restaurants, et bars qui bordent les rues, et qui ont tous l'air plus charmants et bons les uns que les autres. Ca nous fait beaucoup penser a l'Espagne -ce qui est plutot normal finalement- entre la grande place bordée de vieux immeubles a arcades, sous lesquelles on se réfugie quand le soleil tape trop fort, les nombreuses églises et cathédrales imposantes, et puis surtout, surtout, le fait qu'on parle espagnol ici!! D'ailleurs nous parlons plutot un portugnol aproximatif, mais on arrive a se faire comprendre...
Donc voila, demain on part se faire un canyon, rien que ca! Il m'est imposible de poster mes (nombreuses) photos cette fois, vous m'en excuserez; mais ce n'est que partie remise.


































